La restitution d’œuvres d’art africaines

La restitution d’œuvres d’art africaines fait polémique dans de nombreux pays africains à l’heure actuelle. En effet, ces œuvres ont été prises depuis le temps de la colonisation et n’ont jamais été rendues. Le président français Emmanuel Macron a déclaré dans l’un de ses voyages à Ouagadougou en 2017 que la majeure partie de ces œuvres d’art seront rendues à l’Afrique de manière définitive ou temporaire. Le Bénin par exemple, exige la restitution de 26 pièces du trésor de Béhanzin, lors du pillage du palais d’Abomey en 1892. Cette restitution rentre dans la reconstitution des relations entre la France et certains pays africains. Mais comment ces œuvres d’art ont été prises ? Et que représente-t-elle pour l’Afrique ? Cliquez pour être redirigé ici afin de trouver ces réponses.

Comment ces œuvres ont été prises ?

Au cours de la colonisation, beaucoup d’œuvres d’art africaines ont été prises et mises hors du continent africain. En effet, l’administration coloniale avait décidé d’abolir les croyances animistes en brûlant les objets qui s’y rapportent. D’autres encore, ont été prises lors des conflits tribaux, ou ont été achetées à prix dérisoire. Les Français ont également pillé certaines œuvres pour remplir les musées européens au profit des musées africains. Selon une loi française, si un acquéreur entre en possession de bonne foi d’un bien mal acquis, il devient automatiquement le propriétaire de ce bien. De ce fait, les pays occidentaux peuvent être considérés comme les plus grands collectionneurs d’œuvres d’art africaines. Et nombreux sont les collectionneurs occidentaux qui en détiennent un nombre important.

L’art africain est l’identité de l’Afrique

Certaines personnes pensent que l’Afrique ne dispose pas de musée, pour accueillir et protéger ses œuvres ou n’est pas en mesure d’en connaître la valeur. De ce fait, ces biens ne doivent pas être restitués. Mais, la perte de ces œuvres est comme la perte d’un savoir esthétique, d’un art, parce que c’est l’identité des Africains et elle doit être transmise aux générations à venir.